Index

857.5

Loi fédérale sur les centres de consultation en matière de grossesse

du 9 octobre 1981 (Etat le 1er janvier 2019)


L’Assemblée fédérale de la Confédération suisse,

vu les art. 34quinquies et 64bis de la constitution1, vu le rapport de la commission du Conseil national du 27 août 19792 et l’avis du Conseil fédéral du 29 septembre 19803 sur les initiatives parlementaires et initiatives cantonales sur l’interruption de la grossesse,

arrête:

Art. 1 Centres de consultation

1 En cas de grossesse, les personnes directement intéressées ont droit à des consultations gratuites et à une aide.

2 Elles seront informées de l’assistance privée et publique sur laquelle elles peuvent compter pour mener la grossesse à terme, sur les conséquences médicales d’une interruption et sur la prévention de la grossesse.

3 Les cantons instituent des centres de consultation pour tous les problèmes relatifs à la grossesse. Ils peuvent en créer en commun, reconnaître ceux qui existent déjà et faire appel à des organismes privés pour en assurer l’aménagement et le fonctionnement.

4 Les centres de consultation doivent disposer de collaborateurs et de ressources financières qui leur permettent d’accorder sans retard les consultations gratuites et l’aide nécessaire aux personnes intéressées.

Art. 2 Secret de fonction et secret professionnel

1 Les collaborateurs des centres de consultation et les tiers dont les services ont été requis sont tenus de garder le secret conformément à l’art. 320 ou à l’art. 321 du code pénal (CP)1. L’art. 321, ch. 3, CP (obligation de renseigner et de témoigner en justice) n’est pas applicable; les obligations de témoigner selon le code de procédure pénale du 5 octobre 20072 sont réservées. Les relations avec l’autorité de protection de l’enfant sont régies par les art. 314c, al. 2, et 314e, al. 2 et 3, du code civil3.45

2 Si quelqu’un obtient des avantages financiers en donnant de fausses indications ou en recourant à des manoeuvres frauduleuses, l’obligation de garder le secret sur ces faits est levée.


1 RS 311.0
2 RS 312.0
3 RS 210
4 Phrase introduite selon le ch. 4 de l’annexe à la LF du 15 déc. 2017 (Protection de l’enfant), en vigueur depuis le 1er janv. 2019 (RO 2018 2947; FF 2015 3111).
5 Nouvelle teneur selon le ch. II 30 de l’annexe 1 du CPP du 5 oct. 2007, en vigueur depuis le 1er janv. 2011 (RO 2010 1881; FF 2006 1057).

Art. 3 Dispositions à édicter par le Conseil fédéral

Après consultation des cantons, le Conseil fédéral édicte des dispositions concernant les centres de consultation.

Art. 4 Référendum, mise en vigueur

1 La présente loi est soumise au référendum facultatif.

2 Le Conseil fédéral fixe la date de l’entrée en vigueur.

Date de l’entrée en vigueur: 1er janvier 19844


 RO 1983 2003


1 [RS 1 3; RO 1972 1509]2 FF 1979 II 10213 FF 1980 III 10504 ACF du 12 déc. 1983


Index

857.5

Legge federale sui consultori di gravidanza

del 9 ottobre 1981 (Stato 1° gennaio 2019)


L’Assemblea federale della Confederazione Svizzera,

visti gli articoli 34quinquies e 64bis della Costituzione federale1; visto il rapporto della Commissione del Consiglio nazionale del 27 agosto 19792 e il parere del Consiglio federale del 29 settembre 19803 su le iniziative parlamentari e le iniziative cantonali concernenti l’interruzione della gravidanza,

decreta:

Art. 1 Consultori

1 In caso di gravidanza, le persone direttamente interessate hanno diritto alla consulenza gratuita e all’aiuto.

2 Esse sono informate sugli aiuti privati e pubblici su cui possono fare affidamento nel portare a termine la gravidanza, sulla significanza medica di un’interruzione della gravidanza e sulla prevenzione di quest’ultima.

3 I Cantoni istituiscono consultori per tutti i problemi inerenti alla gravidanza. Essi possono istituirne in comune, riconoscere quelli esistenti e far capo ad organizzazioni private per assicurarne l’istituzione e l’esercizio.

4 I consultori devono disporre di un numero di collaboratori e di fondi sufficienti per prestare senza indugio alle persone interessate consulenza gratuita e l’aiuto necessario.

Art. 2 Segreto d’ufficio e professionale

1 I collaboratori dei consultori e i terzi cui si sono rivolti soggiacciono all’obbligo del segreto giusta l’articolo 320 o 321 del Codice penale1. L’articolo 321 numero 3 del Codice penale (obbligo di dare informazioni e di testimoniare in giudizio) non è applicabile; rimangono salvi gli obblighi di testimoniare secondo il Codice di procedura penale del 5 ottobre 20072. Nei rapporti con l’autorità di protezione dei minori si applicano gli articoli 314c capoverso 2 e 314e capoversi 2 e 3 del Codice civile3.45

2 L’obbligo del segreto decade riguardo a prestazioni finanziarie ottenute con indicazioni inveritiere o macchinazioni fraudolente.


1 RS 311.0
2 RS 312.0
3 RS 210
4 Per. introdotto dal n. 4 dall’all. alla LF del 15 dic. 2017 (Protezione dei minorenni), in vigore dal 1° gen. 2019 (RU 2018 2947; FF 2015 2751).
5 Nuovo testo giusta il n. II 30 dell’all. 1 del Codice di diritto processuale penale svizzero del 5 ott. 2007, in vigore dal 1° gen. 2011 (RU 2010 1881; FF 2006 989).

Art. 3 Disposizioni del Consiglio federale

Uditi i Cantoni, il Consiglio federale emana disposizioni sui consultori.

Art. 4 Referendum, entrata in vigore

1 La presente legge sottostà al referendum facoltativo.

2 Il Consiglio federale ne determina l’entrata in vigore.

Data dell’entrata in vigore: 1° gennaio 19844


 RU 1983 2003


1 [CS 1 3; RU 1972 1509 ediz. franc.]2 FF 1979 II 9653 FF 1980 III 9554 DCF del 12 dic. 1983.


Ceci n'est pas une publication officielle. Seule la publication opérée par la Chancellerie fédérale fait foi. Ordonnance sur les publications officielles, OPubl.
Il presente documento non è una pubblicazione ufficiale. Fa unicamente fede la pubblicazione della Cancelleria federale. Ordinanza sulle pubblicazioni ufficiali, OPubl.
Droit-bilingue.ch (2009-2021) - A propos
Page générée le: 2021-01-17T21:24:57
A partir de: http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19810262/index.html
Script écrit en Powered by Perl