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Texte original

Accord entre la Suisse et la France relatif aux travailleurs frontaliers

Conclu le 15 avril 1958

Entré en vigueur le 15 avril 1958

(Etat le 15 avril 1958)

Le Gouvernement suisse et le Gouvernement français,

désireux de régler par un Accord le régime des travailleurs frontaliers suisses et français,

sont convenus des dispositions suivantes:

Art. 1

Par travailleurs frontaliers, il y a lieu d’entendre les ressortissants français et suisses, d’une honorabilité reconnue, domiciliés depuis six mois au moins dans la zone frontalière de l’un des deux pays où ils retournent régulièrement chaque jour, pour travailler en qualité de salariés dans la zone frontalière de l’autre pays.

Art. 2

Sont considérées comme zones frontalières au sens du présent accord les zones définies par l’accord du 1er août 19461 relatif à la circulation frontalière.


Art. 3

a) La procédure relative à la délivrance, au renouvellement et au retrait des autorisations de travail est du ressort des autorités départementales en France et des autorités cantonales en Suisse.

b) Cette procédure pourra être fixée par arrangement administratif entre ces autorités.

Art. 4

a) Les autorisations de travail délivrées ou renouvelées en vertu du présent accord sont valables en règle générale un an.

b) Toutefois, elles sont en règle générale délivrées ou renouvelées pour une durée plus courte pendant les deux premières années de travail.

c) Les par. a) et b) du présent article ne sont pas applicables aux travailleurs frontaliers occupés dans des emplois saisonniers.

Art. 5

a) La délivrance et le renouvellement de l’autorisation dépendent de la situation de l’emploi dans la profession et la région du lieu de travail.

b) Toutefois, lorsque le travailleur frontalier justifie de dix ans d’activité salariée ininterrompue, l’autorisation sera renouvelée à moins que des perturbations graves du marché du travail ne s’y opposent.

c) Le changement de profession doit faire l’objet d’une autorisation spéciale, quelle que soit la durée de l’activité du travailleur frontalier.

d) Le changement de place dans la même profession doit faire l’objet d’une autorisation expresse pendant les deux premières années. Ensuite, il aura lieu sans autorisation spéciale; toutefois, le travailleur frontalier est alors tenu d’annoncer sans délai à l’autorité son changement de place.

Art. 6

a) Lorsque le travailleur frontalier appelé sous les drapeaux a repris son travail dans les 60 jours de sa libération, le temps de travail antérieur au service militaire est pris en considération pour le calcul des délais prévus par le présent accord.

b) Ne sont pas considérées comme interruption pour le calcul de la durée du travail les périodes n’excédant pas 6 semaines par année de travail avec un maximum de 6 mois au total, si l’inactivité est due à un accident, à la maladie, à la maternité, à la grève ou au lock—out.

c) Pour le calcul de la durée du travail ouvrant le droit, en principe, au renouvellement de la carte frontalière, il sera tenu compte du temps pendant lequel le frontalier aurait travaillé comme résident sur le territoire de l’autre pays, sous réserve de l’introduction de la demande d’autorisation de travail dans les 60 jours qui suivent le transfert du domicile.

d) Il ne sera pas tenu compte, pour le calcul de la durée du travail, du temps pendant lequel le frontalier aura travaillé sur le territoire de l’autre pays en qualité d’apprenti ou de stagiaire.

Art. 7

a) Il ne sera accordé d’autorisation aux travailleurs frontaliers que s’ils bénéficient du même traitement que les nationaux en ce qui concerne les conditions de travail et de rémunération. Ces conditions seront conformes aux prescriptions légales, aux dispositions des conventions collectives ou des contrats—types de travail ou, à défaut, aux usages professionnels locaux.

b) Sont réservés les cas spéciaux résultant de la situation particulière du travailleur frontalier, en raison de son domicile.

Art. 8

Les travailleurs frontaliers exerçant régulièrement leur activité à la date de l’entrée en vigueur du présent accord verront leur temps de travail antérieur à cette date pris en compte pour le calcul des délais visés aux art. 5 et 6.

Art. 9

a) Le présent accord entrera en vigueur dès sa signature et restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 1958.

b) Il sera renouvelé tacitement, d’année en année, sauf dénonciation par l’une ou l’autre des Parties Contractantes.

c) La dénonciation devra être notifiée six mois avant l’expiration de chaque terme.

En foi de quoi, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé le présent accord et l’ont revêtu de leur cachet.

Fait en double exemplaire à Paris, le 15 avril 1958.

Pour le Gouvernement suisse:

P. Micheli

Pour le Gouvernement français:

Louis Joxe


 RO 1986 446


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0.142.113.498

Traduzione1

Accordo tra la Svizzera e la Francia sui lavoratori frontalieri

Conchiuso il 15 aprile 1958
Entrato in vigore il 15 aprile 1958

Il Governo svizzero e il Governo francese,

desiderosi di stabilire mediante Accordo il regime dei lavoratori frontalieri svizzeri e francesi,

hanno convenuto le disposizioni seguenti:

Art. 1

L’espressione «Lavoratori frontalieri», indica i cittadini francesi o svizzeri, di riconosciuta onorabilità, domiciliati da sei mesi almeno nella zona confinaria di uno dei due Paesi, nel quale tornano quotidianamente mentre lavorano come salariati nella zona confinaria dell’altro.

Art. 2

Le «Zone confinarie», ai sensi del presente Accordo, sono quelle definite nell’Accordo del 1° agosto 19461 concernente il traffico di confine.


Art. 3

a) La procedura di rilascio, rinnovo e ritiro delle autorizzazioni di lavoro rientra nella competenza delle autorità dipartimentali, in Francia, e cantonali, in Svizzera.

b) Detta procedura potrà venir stabilita tramite accordo amministrativo tra tali autorità.

Art. 4

a) Le autorizzazioni di lavoro, rilasciate o rinnovate in virtù del presente Accordo, valgono ordinariamente per un anno.

b) Esse, tuttavia, vengono di norma rilasciate o rinnovate per un più breve periodo durante i primi due anni di lavoro.

c) Le lettere a) e b) del presente articolo non sono applicabili ai lavoratori frontalieri con occupazione stagionale.

Art. 5

a) Il rilascio e il rinnovo dell’autorizzazione dipendono dallo stato dell’impiego nella professione e nella regione di lavoro.

b) L’autorizzazione verrà nondimeno rinnovata, ove non ostino gravi perturbazioni del mercato dei lavoro, se il lavoratore frontaliero comprova dieci anni d’attività salariata ininterrotta.

c) Il mutamento di professione richiede un’autorizzazione speciale, indipendentemente dalla durata d’attività del lavoratore frontaliero.

d) Il cambiamento di posto, entro la stessa professione, richiede un’autorizzazione speciale durante i primi due anni; successivamente basterà che il lavoratore frontaliero annunci senza indugio il cambiamento all’autorità.

Art. 6

a) Se il lavoratore frontaliero chiamato in servizio militare riprende il lavoro entro 60 giorni dopo essere stato licenziato dal servizio, il tempo di lavoro precedente il medesimo va contato nel calcolo dei termini previsti dal presente Accordo.

b) Non costituiscono interruzioni, ai fini del calcolo della durata del lavoro, periodi non superanti le sei settimane lavorative all’anno, sino a un massimo globale di sei mesi, qualora l’inattività provenga da infortunio, malattia, maternità, sciopero o serrata.

c) Per il calcolo della durata di lavoro legittimante, di norma, il rinnovo della tessera frontaliera, verrà tenuto conto del tempo in cui il frontaliere avesse lavorato nell’altro Paese in quanto residente, purché egli abbia formulato una domanda d’autorizzazione al lavoro entro i sessanta giorni successivi al trasferimento del domicilio.

d) Per il suddetto calcolo della durata di lavoro non verrà però tenuto conto del tempo in cui il frontaliere avesse lavorato nell’altro Paese in quanto apprendista o praticante.

Art. 7

a) I lavoratori frontalieri ricevono l’autorizzazione soltanto se beneficiano dello stesso trattamento dei nazionali per quanto attiene alle condizioni di lavoro e di paga. Dette condizioni devono rispondere alle norme legali, ai contratti collettivi o ai contratti—tipo di lavoro o, mancando norme e contratti, agli usi professionali locali.

b) Restano salvi i casi speciali risultanti dalla particolare situazione del frontaliere a causa del suo domicilio.

Art. 8

Ai lavoratori frontalieri esercitanti regolarmente la loro attività all’entrata in vigore del presente Accordo, il precedente tempo di lavoro verrà conteggiato per il calcolo dei termini di cui negli articoli 5 e 6.

Art. 9

a) Il presente Accordo entrerà in vigore all’atto della firma e resterà valido sino al 31 dicembre 1958.

b) Esso sarà rinnovato tacitamente, anno per anno, salvo disdetta dell’una o dell’altra Parte contraente.

c) La disdetta andrà notificata entro i 6 mesi innanzi lo scadere del termine.

In fede di che, i sottoscritti, debitamente autorizzati, hanno firmato il presente Accordo e vi hanno apposto il loro sigillo.

Fatto, in doppio esemplare, a Parigi, il 15 aprile 1958.

Per il

Governo svizzero:

Per il

Governo francese:

P. Micheli


RU 1986 446


1 Il testo originale è pubblicato sotto lo stesso numero nell’ediz. franc. della presente Raccolta.


Louis Joxe

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