Index

721.313

Convention touchant l’amélioration des conditions d’écoulement du lac à Lucerne

du 9 octobre 1858 (Etat le 9 octobre 1858)

Approuvée par l’Assemblée fédérale le 26 janvier 18591

Entre la Confédération suisse, les cantons riverains du lac des Quatre-Cantons: Lucerne, Uri, Schwyz, Unterwalden, le haut et le bas, et la Compagnie du central suisse2,

tous représentés par les délégués soussignés,

la convention ci-après a été conclue dans le but d’améliorer les conditions d’écoulement du lac à Lucerne et de procurer par ce moyen l’abaissement du niveau le plus élevé des eaux.

Art. 1

1 Une partie du barrage fixe, existant actuellement à Lucerne, sera enlevée pour faire place à un barrage à écluse, d’après le projet que les experts nommés par le Conseil fédéral, MM. le colonel Muller, le colonel Göldlin et l’ingénieur en chef Pressel, proposent dans leur préavis avec plans, du 18 septembre 1858, sous no 2 (dit barrage à aiguilles).

2 L’ouvrage sera exécuté dans la plus grande largeur proposée en première ligne par les experts, avec un devis de 97 000 francs.

Art. 2 à 51

1 Disp. concernant les contributions aux frais, l’exécution et la constatation du résultat des travaux, devenues sans objet par suite de l’achèvement de l’ouvrage.

Art. 6

Le canton de Lucerne est chargé de l’entretien de l’ouvrage, ainsi que de l’ouverture et de la fermeture des barrages mobiles, nécessaires à la régularisation du niveau du lac.

Art. 7

1 Le gouvernement du canton de Lucerne, de concert avec les autres cantons riverains, établira en son temps un règlement sur l’ouverture et la fermeture des barrages.

2 Si les parties ne peuvent s’entendre à cet égard, le Conseil fédéral décidera sur les points contestés.

3 et 4 …1

5 Dans le règlement à établir on aura égard, sans restriction, aux principes suivants:

1.
Le niveau le plus bas actuel sera aussi maintenu à l’avenir. Il est indiqué par la hauteur d’un pieu fixe, qui se trouve placé dans le barrage actuel et dont l’extrémité est munie d’un bouton arrondi;
2.
Lors de la régularisation des barrages à l’issue du lac on prendra pour règle de tenir les niveaux du lac aussi bas que possible. En conséquence, dès le moment où le lac commencera à s’élever au-dessus du point le plus bas fixé, on ouvrira les écluses en proportion de la crue et on déterminera l’écoulement selon le besoin; cela dans des limites telles que par suite des nouvelles dispositions pour l’écoulement de la Reuss, il ne puisse en résulter pour les contrées riveraines sur territoire du canton de Lucerne aucun préjudice plus considérable que celui auquel elles sont exposées dans les conditions actuelles;
3.
Dans le cas où la quantité d’eau, s’écoulant du lac, viendrait à augmenter sensiblement, par suite d’une crue de l’Emme, à tel point qu’un danger soit à prévoir pour les régions inférieures de la Reuss, le gouvernement de Lucerne doit, en conformité de l’opinion émise dans le préavis d’experts du 18 septembre 1858, avoir le droit de restreindre, à l’aide du barrage, l’écoulement du lac dans la mesure nécessaire pendant la durée ordinairement courte des hautes eaux de l’Emme. Cette diminution de l’écoulement ne doit toutefois pas excéder le maximum de 4000 pieds cubes par seconde, ni durer chaque fois au delà de vingt-quatre heures.

1 Disp. trans. sans objet.

Art. 8

1 Le gouvernement du canton de Lucerne veillera à ce qu’il ne soit élevé aucune construction, ou apporté aucun changement à la sortie du lac et au lit de la Reuss, de nature à exercer une influence préjudiciable sur l’écoulement du lac.

2 S’il n’est pas tenu compte des représentations élevées par les autres cantons riverains contre de pareilles constructions et changements, les autorités fédérales compétentes auront à prononcer.

Art. 9

1 Les gouvernements des cantons d’Uri, Schwyz, Unterwalden, le haut et le bas, donnent à la Compagnie du central suisse1 la déclaration qu’ils n’élèveront aucune objection, si, éventuellement, par suite d’un arrangement entre la dite compagnie et le gouvernement de Lucerne, ou d’une décision compétente, on voulait procéder à un prolongement de la digue du chemin de fer.

2 Par un semblable prolongement il ne pourra toutefois être porté atteinte aux conditions réservées à l’art. 8 qui précède.

3 Des difficultés venant à s’élever au sujet de cette dernière question, le Conseil fédéral décidera.


1 Voir la note 2 à la p. 1.

Art. 10

Le gouvernement du canton de Lucerne autorise l’administration du central1 à baisser de 2 pieds le niveau de la gare, tel qu’il est projeté dans le plan adopté (profil), les abords, etc., de manière que la quote de hauteur du remblai puisse être de 636 pieds au lieu de 638.


1 Voir la note 2 à la p. 1.

Art. 11

Les cantons riverains et la Compagnie du central suisse auront à transmettre au Conseil fédéral la ratification de cette convention, d’ici au 15 novembre prochain au plus tard.

Ainsi convenu et signé sous réserve de la ratification de leurs mandants.

Suivent les signatures


 RO VI 141 et RS 4 1001


1 Ch. 1 de l’AF du 26 janv. 1859 (RS 4 1003)2 Le chemin de fer central suisse a été acquis par la Confédération (art. 2 al. 2 ch. 2 de la LF du 15 oct. 1897 concernant l’acquisition et l’exploitation de chemins de fer pour le compte de la Confédération ainsi que l’organisation de l’administration des CFF [RO 16 529, 37 229. RS 742.31 art. 22 al. 2 let. a]).


Index

721.313

Vertrag betreffend Verbesserung des Seeabflusses in Luzern

vom 9. Oktober 1858 (Stand am 9. Oktober 1858)

von der Bundesversammlung genehmigt am 26. Januar 18591

Zwischen der Schweizerischen Eidgenossenschaft, den Uferkantonen des Vierwaldstättersees: Luzern, Uri, Schwyz, Ob- und Nidwalden, und der Gesellschaft der schweizerischen Zentralbahn2, alle vertreten durch die endesunterzeichneten Abgeordneten, ist zum Zwecke der Verbesserung des Seeabflusses in Luzern und einer dadurch herbeizuführenden Tieferlegung des höhern Seewasserstandes

folgender Vertrag abgeschlossen worden:

Art. 1

1 Es soll, unter Wegreissung eines Teils des bisherigen geschlossenen Wehres in Luzern, ein Schleusenwehr angelegt werden, und zwar nach demjenigen Projekte, welches die vom Bundesrate ernannten Sachverständigen, Herren Oberst Müller, Oberst Göldlin und Oberingenieur Pressel, in ihrem Gutachten mit Planbeilagen vom 18. September 1858 unter Nummer II (sogenanntes reines Nadelwehr) in Vorschlag bringen.

2 Das Werk soll in der von den Sachverständigen in erster Linie vorgeschlagenen grössern, einen Kostenvoranschlag von 97 000 Franken bedingenden Breite ausgeführt werden.

Art. 2–51

1 Gegenstandslos gewordene Bestimmungen über die Kostenverteilung, die Ausführung und die Kollaudation.

Art. 6

Den Unterhalt des Werkes sowie das zur Regulierung des Seewasserstandes nötige Öffnen und Schliessen der Schleusen übernimmt der Kanton Luzern.

Art. 7

1 Über das Öffnen und Schliessen der Schleusen wird die Regierung des Kantons Luzern, im Einverständnis mit den Regierungen der übrigen Uferkantone, seiner Zeit ein Reglement aufstellen.

2 Findet diesfalls eine Verständigung nicht statt, so entscheidet über die streitigen Punkte der Bundesrat.

3–4 ...1

5 In dem aufzustellenden Reglement sind unter anderm folgende Grundsätze in vollem Masse zu berücksichtigen:

1.
Der bisherige niedrigste Wasserstand soll auch für die Zukunft beibehalten werden. Derselbe ist durch die Höhe eines festen Pfahles bezeichnet, welcher in dem dermalen bestehenden Wehr gesetzt sich befindet und dessen Spitze mit einem runden Knopf versehen ist.
2.
Bei Regulierung der Schwellwerke am Seeausflusse soll als Regel gelten, die Seestände möglichst tief zu halten. Daher soll vom Momente an, wie der See über den festgesetzten niedrigen Stand zu steigen beginnt, das Öffnen der Schleusen im angemessenen Masse beginnen und der Wasserabfluss nach Bedürfnis hergestellt werden; dieses aber immerhin innert solchen Grenzen, dass in Folge der neuen Reussabfluss-Einrichtungen dem unterhalb gelegenen Uferlande im Gebiete des Kantons Luzern keine grössern Nachteile erwachsen, als denen es unter jetzt bestehenden Verhältnissen ausgesetzt war.
3.
Im Falle, dass das aus dem See abfliessende Wasserquantum noch durch eine Anschwellung der Emme so wesentlich vermehrt wird, dass eine Gefährde für die untern Reussgegenden sichtlich zu besorgen ist, so soll, in Übereinstimmung mit der im Expertengutachten vom 18. September 1858 ausgesprochenen Ansicht, die Regierung von Luzern berechtigt sein, während der gewöhnlich kurzen Dauer der Hochwasserstände der Emme mittels des Wehrs den Seeausfluss im erforderlichen Masse zu beschränken. Diese Einschränkung soll im Maximum jedoch 4000 Kubikfuss per Sekunde nicht überschreiten und jeweilen nicht länger als 24 Stunden dauern.

1 Gegenstandslose UeB.

Art. 8

1 Die Regierung des Kantons Luzern soll darüber wachen, dass an dem Seeausflusse und dem Reussbette in Luzern keine Bauten oder sonstige Veränderungen vorgenommen werden, welche einen Einfluss von bemerkenswertem Nachteil auf den Seeabfluss üben.

2 Wenn den Vorstellungen der übrigen Uferkantone gegen solche Bauten und Veränderungen nicht Rechnung getragen wird, so entscheiden darüber die kompetenten Bundesbehörden.

Art. 9

1 Die Regierungen der Kantone Uri, Schwyz, Ob- und Nidwalden geben gegenüber der schweizerischen Zentralbahnverwaltung1 die Erklärung ab, dass sie keine Einwendung erheben, wenn allfällig infolge Verkommnisses zwischen benannter Eisenbahngesellschaft und der Regierung von Luzern, oder infolge kompetenten Entscheides, eine Verlängerung des Bahndammes vorgenommen werden wollte.

2 Jedoch darf durch eine solche Dammverlängerung diejenige Rücksicht nicht verletzt werden, welche im vorhergehenden Artikel 8 vorbehalten ist.

3 Würden über letztere Frage sich Anstände erheben, so entscheidet darüber der Bundesrat.


1 Siehe Fussn. 2 auf Seite 1.

Art. 10

Die Regierung des Kantons Luzern gestattet der Zentralbahnverwaltung1, die laut genehmigtem Plane (Profil) projektierte Höhenlage des Bahnhofes, der Zuleitungsstrassen usw. um 2 Fuss tiefer zu halten, so dass die Höhenquote dieser Anlage statt 638 Fuss bloss 636 Fuss sein darf.


1 Siehe Fussn. 2 auf Seite 1.

Art. 11

1 Die Uferkantone und die Gesellschaft der schweizerischen Zentralbahn haben die Ratifikation dieses Vertrages bis spätestens 15. November nächstkünftig dem Bundesrate einzusenden.

2 Unter Vorbehalt der Ratifikation ihrer Vollmachtgeber also vereinbart und unterzeichnet.

(Es folgen die Unterschriften)


 AS VI 142 und BS 4 961


1 Ziff. 1 des BB vom 26. Jan. 1859 (BS 4 964)2 Die schweizerische Zentralbahn wurde vom Bund erworben (Art. 2 Abs. 2 Ziff. 2 des BG vom 15. Okt. 1897 betreffend die Erwerbung und den Betrieb von Eisenbahnen für Rechnung des Bundes und die Organisation der Verwaltung der SBB [AS 16 553, 37 229. SR 742.31 Art. 22 Abs. 2 Bst. a]).


Ceci n'est pas une publication officielle. Seule la publication opérée par la Chancellerie fédérale fait foi. Ordonnance sur les publications officielles, OPubl.
Dies ist keine amtliche Veröffentlichung. Massgebend ist allein die Veröffentlichung durch die Bundeskanzlei. Publikationsverordnung, PublV.
Droit-bilingue.ch (2009-2021) - A propos
Page générée le: 2021-01-17T21:03:04
A partir de: http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/18580001/index.html
Script écrit en Powered by Perl